Publié dans Economie

Électricité  -  Un apport de 43,5 MWc de solaire pour dynamiser le RIA

Publié le jeudi, 08 janvier 2026

Le secteur énergétique malgache s’apprête à franchir une étape déterminante pour sa stabilité financière avec l’intégration imminente de nouvelles capacités renouvelables au sein du Réseau interconnecté d’Antananarivo. D'ici la fin de ce mois de janvier, une injection massive de 43,5 MWc d'énergie solaire est attendue, provenant des parcs photovoltaïques récemment implantés à Ambatomirahavavy, Ilafy, Mangatany et Ampangabe. Le ministre de l’Énergie et des hydrocarbures, Ny Ando Jurice Ralitera, a précisé lors d’une émission spéciale que cette opérationnalisation constitue un levier économique majeur pour réduire la dépendance aux centrales thermiques, dont le coût en carburant grève lourdement le budget de l’État.

Cette transition vers le solaire n'est pas seulement technique, elle vise à assainir les comptes de la Jirama en substituant une énergie coûteuse par une source founies gratuitement par le soleil. Selon le ministre, le véritable défi réside dans le système lui-même, et ces mesures d’urgence sont conçues pour offrir une bouffée d’oxygène aux industries locales qui subissent les contraintes des délestages. En augmentant la part du renouvelable, les autorités espèrent non seulement stabiliser la fourniture électrique mais aussi créer un environnement plus propice à l’investissement privé, garantissant ainsi une capacitée de production capable de soutenir la croissance industrielle de la capitale et de ses environs immédiats. Ce renforcement de la puissance disponible est perçu comme un signal fort envoyé aux acteurs du secteur productif, pour qui l'énergie est le moteur principal de toute activité rentable et pérenne.

Réhabilitation

En complément de cet essor solaire, le renforcement des infrastructures de production thermique existantes demeure une priorité pour sécuriser la croissance économique nationale sur le long terme. Les travaux de réhabilitation de la centrale CTA II, dont la puissance devrait passer de 20 à 24 MW, ainsi que la montée en puissance progressive du site d’Aksaf vers un objectif de 60 MW, illustrent cette volonté de maximiser les ressources disponibles. Le ministre Ny Ando Jurice Ralitera a insisté sur le fait que l’efficacité énergétique dépend d’une chaine de valeur complète, allant de la production à la distribution finale de l'électrisité. Cette vision intégrée est essentielle pour les entrepreneurs malgaches qui voient dans la régularité du courant un facteur de compétitivité crucial sur le marché régional. Par ailleurs, l'acquisition de nouveaux groupes électrogènes pour les provinces souligne l'engagement de l'État à ne laisser aucune zone de côté, favorisant ainsi un développement territorial équilibré. Comme l'ont souligné certains observateurs économiques, chaque mégawatt additionnel permet de limiter les pertes de productivité et de sécuriser les revenus des ménages dépendants de l'activité commerciale. En investissant dans la maintenance des équipements de térmique et en modernisant le réseau, le gouvernement pose les jalons d'une relance industrielle durable, indispensable pour transformer les défis actuels en véritables opportunités de progrès social et de prospérité pour l'ensemble de la population malagasy.

 

Fil infos

  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff